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HISTOIRE DE LA REPUBLIQUE DE GUINEE EQUATORIALE - CHRONOLOGIE H
1471-1474


Les portugais explorent le Golfe de Guinée, situant les îles d’Annobón et Bioko. Cette dernière fut baptisée initialement Fernando Poo en hommage à son découvreur. Pendant des décennies et avec Corisco, ces îles sont devenus d’importants embarcadères pour le commerce d’esclaves qui étaient capturés aussi bien sur les îles que sur le continent et qui étaient exportés en France, en Espagne et en Angleterre.

1777

Au moyen du Traité de San Idelfonso, qui est signé entre le Portugal et l’Espagne, les îles sont devenues possession espagnole. Le premier gouverneur espagnol des territoires fut le Comte d’Argelejo qui décéda peu après avoir reçu la désignation.

1827

La décadence de l’Espagne et les problèmes avec ses colonies en Amérique du Sud influent au manque d’intérêt pour les possessions d’Afrique. Cette année on autorise la colonisation de l’île à la Couronne Britannique qui change le nom de Santa Isabel pour celui de “Port Clarence”. Les anglais établissent à Fernando Poo une commission pour lutter contre les trafiquants d’esclaves. Pendant des années, les anglais et les espagnoles se disputent le contrôle de cette île.

 

1860-90

Pendant la deuxième décennie du XIX siècle, le roi Bioko, monarque de l’île qui plus tard portera son nom, unifie les clans de l’ethnie  bubi.

1861

Pour reprendre le contrôle de l’île et la coloniser définitivement, l’Espagne envoi obligés un groupe de 260 cubains émancipés qui s’uniront à un autre groupe de prisonniers politiques. L’île accède finalement au statut officiel de colonie espagnole. Dans ces années là, on commence à importer des plantes de café et de cacao à Fernando Poo.

1875

Le jeune explorateur basque Manuel de Iradier y Bulfy commence ses voyages par les différents territoires de ce qu’est aujourd’hui la Guinée Equatoriale, accompagné par sa femme et sa fille qui décèdera à cause de la malaria sur l’île de Fernando Poo. Fruit de ses expéditions, il crée le cahier d’exploration “Afrique Tropicale”, qui contribuera de façon inestimable à la connaissance de la géographie de Guinée, ainsi que des peuples et les coutumes autochtones.

1884

Le nouvel intérêt des pays européens pour les territoires africains, suite aux voyages et découvertes d’explorateurs tels que Henry Morton Stanley, donne lieu à la Conférence de Berlin où l’on accorde la distribution des terres d’Afrique. Après cette conférence, l’Espagne perd la plus grande partie des 800.000 kilomètres qu’elle avait sur le continent et garde uniquement 180.000.

1900

Au moyen du Traité de Paris les frontières de l’Espagne se réduisent à nouveau dans la zone d’Afrique équatorial, qui sont limitées à 26.000 kilomètres distribués entre l’île de Fernando Poo et la zone continentale du fleuve Muni.

1901

Le régime colonial crée La Curaduría, institution qui prétend protéger les droits de la population autochtone ainsi que ses propriétés.

1904

Le Patronat des Indigènes est créé afin de complémenter les attributions de La Curaduría. Parmi ses objectifs, par exemple,  développer la culture et le moral de la population autochtone. Pendant des années, les lois coloniales établissent la minorité de l’âge juridique pour toute la population native, à l’exception des “émancipés” qui font partie d’une rare minorité qui avait pu accéder à des conditions privilégiées d’études, culture et développement.

1910

Après l’assassinat d’un militaire, se produisent d’importants affrontements entre les forces coloniales et les natifs de l’île de Fernando Poo, on calcule par milliers les morts de cette ethnie. Le gouvernement de la colonie demande au Roi Malabo qu’il agisse en médiateur avec d’autres chefs des clans bubis pour éviter de nouvelles luttes.

1916

Une compagnie d’infanterie espagnole arrive sur les territoires africains pour contrôler les troupes allemandes qui, venant du Cameroun, étaient rentrés dans les territoires du fleuve Muni fuyant du harcèlement de l’armée britannique pendant la Première Guerre Mondiale.

1920

La colonisation de la zone continentale ainsi que celle de l’île est de plus en plus grande et les cultures de cacao et de café ont de plus en plus d’essor. Les colons de Fernando Poo sont obligés d’exporter de la main d’œuvre temporaire de pays comme le Liberia puis des manœuvres du Nigeria pour pouvoir culminer les récoltes.

1936

Après l’éclatement de la Guerre Civile, les gouvernants de la colonie déclarent leur fidélité au Gouvernement constitutionnel. Certains officiers de l’Armée et de la Garde Civile sont désarmés pour éviter de possibles affrontements. Quelques mois plus tard, les territoires sont pris, sans à peine de résistance, par les troupes de Franco.

1940

La Guerre Civile espagnole puis la Deuxième Guerre Mondiale ont une influence sur l’accroissement de la colonisation de la Guinée Equatoriale qui commence une période de véritable essor. Les territoires se divisent en treize administrations. Ce fait a une forte influence sur le développement de travaux publics ainsi que sur la croissance d’institutions éducatives et sanitaires.

1948

Pour la première fois, des ministres espagnols visitent la colonie équato-guinéenne. Il s’agit des Ministres de l’Air, d’Agriculture et d’Industrie et Commerce, qui voyagent accompagnés par le directeur général du Maroc et Colonies.

A cette époque, la colonie guinéenne produit plus de 18.000 tonnes d’un cacao considéré le meilleur du monde et 6.000 tonnes de café, à part le bois tropical. La rentabilité de la colonie fournit aux espagnols de Guinée des rentes bien plus élevées que celles du reste de la métropole et un modèle de vie beaucoup plus avancé dans de nombreux sens. Cependant, parmi la population autochtone surgissent les premières voix qui clament pour l’indépendance.

1952

On crée dans la clandestinité le Mouvement National de Libération de Guinée (Monalige), dirigé par Atanasio Ndongo, de l’ethnie Fang. Jusque là, Les droits des natifs sont toujours bien inférieurs à ceux des colons. Par exemple, les autochtones doivent demander des permis spéciaux pour se marier ou pour voyager et ne peuvent pas célébrer de réunions nombreuses, excepté en circonstances telles que les messes. La discrimination se produit également dans la vie quotidienne : les natifs ne peuvent pas accéder à des lieux tels que les cinémas et l’habitude est de traverser la rue s’ils croisent un espagnol.

1954

Acacio Mañé, indépendantiste et démo-chrétien de grand prestige, meurt dans d’étranges circonstances à bord d’un navire des forces armées espagnoles.

1959

En mars, la colonie devient une région espagnole de plus, formée par deux provinces : Fernando Poo et Río Muni, avec Santa Isabel et Bata comme capitales respectives. Avec ce changement, la population autochtone est également nationalisée et acquiert les mêmes droits que les colons.

1960

L’Espagne souscrit la Déclaration des Nations Unis sur la concession d’indépendance aux territoires coloniaux et donne les premiers pas pour commencer ce processus en Guinée.

1963

Accord de Travail entre l’Espagne et le Nigeria pour faciliter l’embauche massive de manœuvres nigériens face aux besoins de propriétés riches de cacao et de café.

Le Gouvernement espagnol concède à la Guinée le statu d’autonomie qui n’existe pas dans la Péninsule. En décembre a lieu un référendum pour approuver ceci, qui obtient un oui majoritaire.

1964

Commence le nouveau gouvernement autonomique dirigé par Bonifacio Ondo Edu comme Président et Francisco Macías comme Vice-président. Le Gouverneur Générale devient Commissaire Général.

Sous les instructions du Gouvernement Central, les nouvelles sur la déclaration de l’autonomie de Guinée Equatoriale sont à peine transmises en Espagne.

1965

Malgré le statu d’autonomie conféré au territoire guinéen, les Nations Unies approuvent une résolution qui presse l’Espagne à signaler une date concrète pour la concession de son indépendance.

1967

Commence la construction du nouvel émetteur de télévision sur le pic Basile, à Fernando Poo, aujourd’hui Bioko. Commence la Conférence Constitutionnelle qui a comme but de rédiger une Constitution qui donne lieu à l’indépendance de la Guinée. Finalement, le Gouvernement Espagnol clôture la conférence sans avoir atteint un accord entre les différents participants.

Cependant, il existe en Guinée  une liberté pour la création de partis politiques et pour l’expression des idées complètement inédite dans le reste du territoire espagnol.

1968

En avril commence la deuxième phase de la Conférence Constitutionnelle. Le processus d’indépendance de la Guinée est déclaré “matière réservée” par le Gouvernement Espagnol pour éviter que les nouvelles sur l’ouverture démocratique arrivent au reste du pays. La métropole présente une Constitution qui finalement est approuvée, bien qu’avec le rejet d’une bonne partie des délégués guinéens.

On célèbre, également, des élections présidentielles où Francisco Macías Nguema est élu. Le 12 octobre, avec la visite du Mandaté du Gouvernement, Manuel Fraga, on proclame l’indépendance de la République de Guinée Equatoriale.

Francisco Macías forme une coalition gouvernementale avec les partis représentés à l’Assemblée Nationale.

1969

La marche de la République de Guinée Equatoriale en tant que pays indépendant commence avec un grave problème de liquidité pour payer les fonctionnaires de l’Etat puisque les autorités espagnoles ont à peine laissé de solde pour cela et il n’existe donc pas de capital public.

En février commence la crise des drapeaux, suite à la protestation formelle à cause du nombre d’enseignes espagnoles existantes à Bata. Les jeunesses de Macías prennent d’assaut d’importantes possessions des espagnoles pour retirer les drapeaux ce qui provoque de graves incidents violents. Face aux tensions et aux menaces, pendant le mois de mars, environ cinq mil des 7.000 espagnoles qui restent en Guinée fuient.  Pendant plusieurs semaines, des avions et des bateaux sortent de Guinée remplis de personnes.

La crise s’aggrave avec la mort du Ministre des Affaires Etrangères, Atanasio Ndongo Miyone, a qui Macías accuse d’organiser une tentative de coup d’Etat appuyé par l’Espagne. En essayant de fuir du Palais Présidentiel, Ndongo tombe d’une fenêtre et est attaqué par des fidèles du Président. D’autres ministres et fonctionnaires que l’on relie à la tentative du coup sont également assassinés.

1970

Suite à la suppression des affaires que dirigeaient les espagnoles et au frein de l’agriculture, l’économie équato-guinéenne tombe en point mort. La production de cacao diminue de trois quarts et, de la même façon, l’éducation et l’administration publique cessent pratiquement d’exister.
Le Président décrète la non légalité des partis politiques et fonde le Parti Unique National (PN), qui, ultérieurement, deviendra le Parti Unique National des Travailleurs (PUNT). A partir de ce moment, même les enfants devront s’inscrire au PUNT.

1971

La Constitution de 1968 est suspendue et Macías s’octroie tous les pouvoirs directs du Gouvernement et de l’Etat. L’état de terreur imposé par le Président est une réalité avec d’horribles et incessants chapitres d’abus et de violence contre la population, indépendamment de son ethnie ou de sa provenance.

En Mai 1972 les coopérants de l’Organisation Mondiale de la Santé informent d’une semaine de véritable terreur où de nombreux prisonniers meurent à Bata. Pendant ces années là, sont assassinés la plupart des politiciens qui avaient été les acteurs principaux du processus d’indépendance : Bonifacio Ondo Edu, Gori Molubela, Torao Sikara, etc.

Les folies de Macías, que l’on considère malade mental, sont de plus en plus grandes : hommes, femmes et enfants sont obligés de suivre une instruction militaire quotidienne avec un fusil en bois. Le Président ordonne également de brûler les livres du pays  ce qui provoque la disparition de bibliothèques et d’archives complets.

1973

Une nouvelle Constitution est promulguée qui concède les pouvoirs absolus au Président et annule l’autonomie provinciale de l’île de Fernando Poo, qui est rebaptisée l’Île de Macías Nguema Biyogo.

1975

On émet les nouveaux billets d’ekuele à l’effigie de Macías et à l’écusson du PUNT.

Les abus contre la population sont de plus en plus graves : dans la circonscription de Mongomo, Macías ordonne de brûler tout un hameau car il accuse certains de ses résidents d’attenter contre sa vie. En octobre, on assassine plus de 300 personnes à cause d’un supposé complot. A Niefang il ordonne de tirer contre la foule. En décembre, il ordonne l’expulsion de près de 40.000 manœuvres nigériens.

Craignant un possible attentat contre sa vie, Macías abandonne la capitale, Malabo, où il ne reviendra que pour son jugement final, et se déplace à Bata, où il construit un palais splendide, malgré le manque absolu qui dévaste la population.

1976

Après le départ des nigériens, le Gouvernement oblige tous les citoyens guinéens plus âgés de 15 ans à travailler dans les plantations de l’Etat dans des conditions d’esclavage, sans salaire. Des milliers de personnes sont capturées dans leurs villages et  transportées à l’île pour travailler dans ces plantations. Macías ordonne, également, la création d’un service militaire exclusivement pour les enfants de 7 à 14 ans.

On calcule qu’il y a, dans le pays, environ 4.000 prisonniers politiques et 30.000 personnes qui réalisent des travaux forcés, plus environ 50.000 victimes entre morts et disparus. Depuis des années il n’y a plus de procès judiciaires ni de sentences écrites. Toute confession sans aucun type de garantie peut être suffisante pour finir en prison ou assassiné.

1978

Le Président ordonne de détruire toutes les embarcations privées de l’île Bioko (à cette époque, l’île de Macías Nguema) comme une mesure de prévention pour que la population ne puisse fuir à d’autre pays, quelque chose de très habituel à cette époque là. Ceci provoque l’impossibilité de pêcher et donc l’augmentation du maigre approvisionnement alimentaire dont comptaient les habitants du pays.

On calcule que presque le tiers de la population comptabilisée au moment de l’indépendance, s’est exilée ou est morte ou disparue. Beaucoup d’exilés s’installent dans des pays tels que l’Espagne ou dans les nations voisines comme le Gabon et le Cameroun, et ne rentreront jamais en Guinée.

1979

Le 3 août, un conseil militaire dirigé par le jeune officier Teodoro Obiang Nguema Mbasogo commence l’occupation de certains lieux stratégiques à Bata. Se produisent, pendant la journée, de nombreux combats dans des endroits comme Bata y Niefang. Finalement, les troupes de l’Armée réduisent les partisans de Macías, qui est finalement fait prisonnier. Obiang Nguema est élu par la junte militaire en nouveau Président du pays et proclame une amnistie pour les milliers de prisonniers politiques enfermés dans les prisons du pays. Le Gouvernement passe aux mains d’un nouveau Conseil Suprême Militaire.

Francisco Macías est accusé de la mort d’environ 50.000 personnes, condamné à mort et exécuté.

Les Gouvernements du monde entier reconnaissent le nouveau Gouvernement qui reçoit des centaines de félicitations et de paroles d’encouragement. En Décembre, le Roi Juan Carlos d’Espagne réalise une visite officielle en Guinée Equatoriale.

1980

Le Président Obiang visite l’Espagne en mai et est reçu par le Chef du Gouvernement, Adolfo Suárez.

1981

Une fois le Gouvernement consolidé, on convoque un Congrès de Chefs de Localité qui donne lieu aux premières structures démocratiques de base. Les Conseils de Localité constituent une forme de démocratie directe traditionnelle en Afrique : dans chaque localité, il existe trois ou quatre tribus ou clans de famille et leurs chefs sont les membres de plein droit du Conseil de Localité. En Mai, un Décret-loi est promulgué sur l’Administration de Localité.

Postérieurement, commence la préparation d’une Constitution d’Etat pour harmoniser le pays avec l’ordonnance juridique des états modernes. On constitue une Commission Nationale pour l’élaboration de cette constitution, à la quelle participent des experts juristes de France, du Maroc et des Nations Unis.

Le rôle de l’armée commence à se réduire avec des lois comme le décret qui oblige les militaires à quitter l’Armée pendant qu’ils occupent des fonctions gouvernementales ou civiles.

1981

Pendant la deuxième visite en France du Président Obiang Nguema Mbasogo pour assister à la Conférence des Pays moins Avancés, il a un entretien avec le Président François Miterrand qui lui recommande l’intégration de la Guinée Equatoriale dans la zone du franc centrafricain (Cefa).

Le Gouvernement de Guinée Equatoriale concède un permis de dix ans à la société mixte espagnole-équato-guinéenne GEPSA (Entreprise Guinéo espagnole de Pétrole) pour chercher du pétrole sur les côtes du pays. Pendant des années, les prospections se succèdent sans résultats positifs.

1982

Le Pape Jean Paul II visite la Guinée Equatoriale lors de son parcours en Afrique et se réunit avec le Président.

En Août, on célèbre un référendum pour approuver la nouvelle Constitution qui obtient 80% de votes en faveur. Le texte constitutionnel est connu comme “Chartre d’Akonibe”  et établit la future formation d’un Gouvernement Civil. Teodoro Obiang es à nouveau élu Président pour une période de sept ans.

1983

La Guinée Equatoriale adhère la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEAC) et l’Union Douanière d’Afrique Centrale (UDEAC).

En mai, une tentative de coup d’état se produit. Le sergent Mico, l’un de ses organisateurs, se réfugie à l’Ambassade d’Espagne ; finalement, après des négociations ardues avec le Gouvernement espagnole, il est livré aux autorités et emprisonné.

Le premier référendum législatif en 19 ans a lieu pour choisir la Chambre des Représentants. Dans ces votations, apparait l’importance des organes des Conseils de Localité et des Communautés de Voisins comme institutions démocratiques de base puisque chaque Conseiller peut choisir ses représentants pour les organes électifs et ceux-ci,  peuvent concourir avec les autres à échelle de circonscription. Le nouveau Parlement, qui est inauguré à Malabo, invalide le Conseil Militaire.

1985

La Guinée Equatoriale adhère la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC) et commence à faire partie de la convention de coopération monétaire entre la France et les cinq Etats francophones d’Afrique Centrale: le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo, le Gabon et le Tchad.  

La circulation officielle du Franc Centrafricain (CEFA) se matérialise sur tout le territoire national. La cérémonie d’inauguration a lieu au siège de la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC), tant à Malabo qu’à Bata. L’adhésion à la zone franc apporte des avantages dans le conteste d’Afrique Centrale et permet l’intégration et le déblocage des barrières dans les relations économiques avec les pays environnants.

La Chambre des Représentants du Peuple suggère au Gouvernement la création d’un parti politique comme un début pour une future démocratie à multipartis.

1987

Le Gouvernement présente un programme de développement pour les cinq années suivantes qu’il élabore sous les directives de l’Organisation pour l’Unité Africaine.

Le Président Obiang annonce la création du premier parti politique officiel de la nouvelle époque: le Parti Démocratique de Guinée Equatoriale, PDGE, de libre affiliation.

1988

Les relations entre Malabo et le Cameroun se resserrent avec la visite d’une délégation de parlementaires équato-guinéens au pays voisin.

On célèbre de nouvelles élections pour la Chambre des Représentants. Comme résultat, on approuve à 99% la liste officielle des candidats députés.

1989

Obiang Nguema Mbasogo est élu Président aux premières élections présidentielles célébrées depuis l’indépendance. Plus tard, il concède une nouvelle amnistie pour les prisonniers politiques.

1990

Suite à l’échec dans la recherche de pétrole de la part de GEPSA, le Gouvernement confère une concession dans la zone Alba, au nord de l’île Bioko, à une petite société américaine dénommée Walter International.

1991

Des groupes de l’opposition en exil se réunissent au Gabon pour former une coalition dénommée Coordinatrice Démocratique des Partis d’Opposition de Guinée Equatoriale.

Le Gouvernement poursuit son processus démocratique avec la célébration d’un référendum sur la réforme du système, qui part de la légalisation des partis politiques de l’opposition. En août, on célèbre le premier Congrès Extraordinaire du PDGE. En novembre, 98,36% des votes en faveur approuvent la réforme constitutionnelle qui établit un système multipartis.

La recherche de pétrole de la part de la société américaine Walter International commence à donner des résultats productifs avec les premières découvertes dans le "campo Alba", au nord de l’île de Bioko.

1992

Alors que le système politique à multipartis s’établit, le 23 janvier on désigne un Gouvernement de transition, composé exclusivement de membres du PDGE. On décrète une amnistie générale qui s’étend à tous les exilés politiques. En janvier, on promulgue la loi qui règlemente la formation de partis politiques. Dans la même année, cinq groupes sont légalisés: l’Union Populaire, le Parti du Progrès, le Parti Social-démocrate, l’Union pour la Démocratie et le Développement Sociale et l’Alliance Démo-chrétienne.

En mars, le Ministère des Affaires Etrangères s’entretient avec les principaux groupes de l’opposition en dehors de Guinée Equatoriale. Suite à ce rapprochement, l’un de ces opposants, Severo Moto, rentre en Guinée.

Il se produit, à Malabo, une grève de professeurs et une révolte des étudiants qui résulte en de nombreuses arrestations. Après, le Gouvernement de Guinée Equatoriale présente une protestation formelle contre les diplomates espagnols et américains pour enquêter sur ces révoltes.

1993

En février, commencent les négociations entre le Gouvernement et la Plateforme d’Opposition Conjointe (POC) formée par les partis de l’opposition pour développer le processus de démocratisation du pays. En mars, le Pacte National Multipartis, qui instaure un code de conduite entre les différents pays, est signé.

En juillet, on annonce la convocation d’élections pour septembre, mais les partis de l’opposition, à l’exception de la Convention Libérale Démocratique (CLD) et du Parti Libéral, annoncent leur décision de ne pas se présenter.

En août, le Gouvernement annonce l’ajournement des élections pour calmer certains foyers de tension interne qui se produisent à ce moment là, tel que l’hottage du Gouverneur Provincial de l’île d’Annobón. Ce problème se règle grâce à l’envoi du navire national Acacio Mañé. Finalement, les élections sont convoquées pour le 21 novembre.

Les résultats des élections proclament vainqueur le PDGE, qui obtient 68 sièges sur le 80 existants. Le reste des sièges se distribuent de la façon suivante: 6 pour la Convergence Sociale Démocrate et Populaire (CSDP), 5 pour l’Union Démocratique Sociale (UDS) et 1 pour le Parti Libéral (PL). Des Observateurs des Nations Unies et de l’Unité Africaine surveillent l’honnêteté du processus.

1994

Le nouveau programme des réformes économiques approuvé par le Fond Monétaire International est implanté.

En septembre, le Gouvernement annonce la décision du Conseil des Ministres de rénover certains articles de la Constitution qui élargissent la loi électorale et d’autres règlementations relatives à l’ouverture démocratique.

1995

Le 17 septembre, on célèbre des élections municipales auxquelles, les partis de l’opposition se présentent conjointement en une coalition appelée Plateforme de l’Opposition Conjointe (POC). A ces élections, le PDGE perd d’importantes circonscriptions telles que la municipalité de Malabo dont la mairie passe aux mains de la POC.

1996

La mise ne marche du nouveau champ pétrolifère Zafiro permet d’accroitre la production pétrolifère, qui est déjà devenu le moteur économique du pays et fournit un espoir d’avenir complètement différent de celui qui existait jusqu’à présent.

On convoque les premières élections présidentielles pluralistes pour le mois de février. La campagne électorale se déroule normalement et avec le financement prévu par la Loi. Cependant, quatre jours avant les élections, plusieurs candidats se retirent. Le Président Obiang est réélu avec 97% des votes et désigne Ángel Serafín Seriche comme Premier Ministre pour son nouveau Gouvernement.

En octobre on convoque la Conférence Economique Nationale, avec la présence de l’opposition, pour informer sur l’utilisation des ressources du pétrole.

1997

Le Président Obiang voyage en Chine et s’entretient avec le Premier Ministre Li Peng. Ainsi commence une importante phase de coopération économique entre les deux pays.

En novembre, une délégation de l’Union Européenne arrive en Guinée pour célébrer différentes réunions avec le Gouvernement et les partis de l’opposition. En décembre, le Gouvernement signe un nouveau protocole de pêche avec la Commission Européenne.

1998

Le 21 janvier 1998 on annonce la formation d’un nouveau Gouvernement présidé, à nouveau, par Ángel Serafín Seriche.

Les relations entre la Guinée Equatoriale et la France se resserrent avec une nouvelle visite du Président Obiang à Paris, où il se réunit avec le président Jacques Chirac. Le Parlement de Guinée Equatoriale proclame par unanimité le français comme deuxième langue officielle.

1999

En mars on célèbre des élections législatives ou la victoire du PDGE se répète avec la représentation dans la Chambre de Convergence pour la Démocratie Sociale (CPDS) et de l’Union Populaire (UP).

En juin a lieu un double sommet de chefs d’Etat d’Afrique Centrale. Le forum a compté sur la présence des onze pays membres de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) et de ceux de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), avec l’absence de Ruanda.

2000

Les élections municipales du 28 mai ont donné lieu à la victoire du Parti Démocratique de Guinée Equatoriale (PDGE) qui a obtenu 230 sur 244 conseillers municipaux, alors que le reste des onze formations politiques qui s’étaient présentées aux élections avaient obtenu 7.963 votes, ce qui équivaut à 3,8% du total. La mairie de Malabo est récupérée par le PDGE. Comme dans les antérieurs processus électoraux, des observateurs envoyés par l’Unité Africaine et par les Nations Unies interviennent dans la surveillance.

Le Président Obiang Nguema Mbasogo voyage à Bruxelles pour traiter plusieurs sujets avec la Commission Européenne, entre autres, la négociation d’aide économique au pays qui commence à démarrer dans une ambiance de plus en plus grande ouverture démocratique.

2001

La grâce partielle annoncée au moyen d’un Décret Présidentiel bénéficie environ quatorze prisonniers de l’ethnie bubi qui avaient été condamnés pour tentative de coup d’Etat en 1998.

Le 26 février, le président Obiang nomme Cándido Muatetema Rivas de l’ethnie bubi, chef de Gouvernement, suite à la démission, trois jours avant, du Premier Ministre jusqu’à ce moment là, Angel Serafín Seriche Dougan.

2002

Un jugement commence contre les opposants accusés de tentative de coup d’Etat. En juin, après la sentence qui condamne 68 accusés et acquitte 76 autres, les peines de la plupart des accusés se réduisent.

Le 11 octobre, le Président Obiang Nguema Mbasogo décrète une remise de peine générale, qui met en liberté plusieurs opposants condamnés en juin.

On convoque des élections présidentielles pour décembre avec une nouvelle victoire du Président Obiang Nguema Mbasogo qui obtient 99,5% des votes. Il renouvèle donc sont mandat pour 7 années de plus.

2003

Les Etats Unis annoncent la réouverture de leur ambassade à Malabo, fermée dû à des désaccords diplomatiques depuis 1995.

Remise de peine de Plácido Micó, secrétaire général du Parti Convergence pour la Démocratie Sociale, avec d’autres membres de l’opposition.

On célèbre la XXème  réunion du comité consultatif des Nations Unies sur des questions de sécurité en Afrique Centrale au Palais des Conférences Internationales de Banapá.

2004

Les Gouvernement de Guinée Equatoriale et du Gabon acceptent mutuellement la médiation des Nations Unies dans la résolution pacifique de trois îles stratégiques pour les deux pays puisqu’on y suppose la présence de pétrole.

En mars, on annonce l’arrestation de mercenaires acheminés à perpétrer un important coup d’Etat. L’opération se termine avec l’arrestation d’environ 65 personnes au Zimbabwe à bord d’un avion chargé de matériel militaire. Parmi ces personnes se trouve le mercenaire Simon Mann, ancien Officier de l’Armée Britannique. Ultérieurement, on arrête Mark Thatcher, fils de l’ex-Ministre du Royaume Uni, Margaret Thatcher, pour implication dans la trame.

En avril, commence la campagne pour les élections législatives et municipales où, à nouveau, c’est le PDGE qui remporte la victoire.

2006

Ricardo Mangue Obama est nommé nouveau Premier Ministre.

2007

La construction du premier train à gaz liquéfié se termine dans le complexe Punta Europa, près de Malabo, qui fournit une nouvelle source de revenus pour le pays. La même année, commence la construction de la deuxième usine.

2008

Le Président Obiang réalise une tournée en Amérique du Sud pendant laquelle il rencontre différents mandataires comme le brésilien Luiz Inácio Lula da Silva. Cette rencontre sert à initier une nouvelle phase de collaboration entre le Brésil et la Guinée, avec de nombreux projets de coopération dans différents domaines.

 La Guinée fait appel à la décision du Tribunal Suprême espagnol de rendre à Severo Moto sa condition de réfugié politique, alléguant qu’il s’agit d’une intrusion dans la politique équato-guinéenne.

Les élections de mai se terminent avec une nouvelle vistoire du PDGE qui obtient un total de 99 sièges à la Chambre des Représentants du Peuple. L’opposition du parti Convergence pour la Démocratie Sociale (CPDS) obtient un siège occupé par son Secrétaire Général, Plácido Micó. Une délégation de parlementaires espagnols, déplacée en Guinée Equatoriale en mission d’observateurs, approuve la normalité dans le développement du processus. Après les élections, l’ambassadeur en Espagne jusqu'alors, Ignacio Milam Tang est nommé nouveau Premier Ministre et Chef du Gouvernement.

La Guinée Equatoriale est la scène de la Coupe d’Afrique des Nations, dans sa version féminine. L’equipe locale, le Nzalang équato-guinéen gagne le championnat après une dure final contre le Nigéria. La joueuse Genoveva Añonmann devient une idole pour les jeunes du pays.

En novembre, Malabo accueille la Douzième Conférence et Exposition Africaine sur le Pétrole et le gaz, les Minéraux, le Commerce et les Finances encouragée par la UNCTAD (Conférence des Nations Unis sur le Commerce et le Développement) et le Gouvernement de la République Guinée Equatoriale.

2009

Le Conseil Exécutif de l’Unesco annonce la création du “Prix International Unesco-Obiang Nguema Mbasogo de Recherche en Sciences de la Vie” pour récompenser les projets et les activités qui contribuent, à travers la recherche, à l’amélioration de la qualité de la vie humaine.

L’accord entre Malabo et l’Espagne pour la protection conjointe des investissements des deux pays est ratifié. Cette convention a pour finalité d’augmenter les garanties juridiques aux compagnies qui décident de s’installer en Guinée Equatoriale.

Le 17 février des assaillants attaquent le Palais Présidentiel de Malabo. Après un échange de feux croisés, les forces de l’ordre contrôlent la situation. Le Porte-parole du Gouvernement émet un communiqué où il confirme que 15 personnes ont été arrêtées, mais on méconnait la nature des faits. Quelques jours plus tard, une grande manifestation se produit à Malabo pour condamner cette attaque et à laquelle participent le Président, les principaux membres du Gouvernement et des partis de l’opposition, etc. Dans les jours suivants, le Gouvernement informe que les assaillants appartiennent au Mouvement d’Emancipation du Delta du Niger.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, effectue, en avril, un voyage officiel de deux jours à la République de Guinée Equatoriale. Le monarque est reçu par des centaines de personnes, beaucoup d’entre elles, appartiennent à la grande communauté arabe qui travaille en Guinée. Pendant la visite, plusieurs accords sons souscrits qui scellent les excellentes relations existant entre les deux pays. Parmi ces accords, il faut souligner le jumelage entre les ports de Tanger et de Malabo pour la coordination de la gestion financière de ce dernier.

Une délégation espagnole dirigée par le Ministre des Affaires Etrangères, Miguel Ángel Moratinos, visite les villes de Malabo et Bata et se réunit avec le Chef du Gouvernement, Ignacio Milam Tang,  avec le Président Obiang Nguema Mbasogo, ainsi qu’avec les leaders des différents partis politiques. Manuel Fraga fait également partie de la Délégation espagnole, il revient ainsi en Guinée quarante ans après avoir communiqué officiellement les actes qui donnèrent l’indépendance au pays.
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L’ Ambassade vous accueille du lundi au vendredi  de 9 h 30 à 1
L’ Ambassade vous accueille du lundi au vendredi  de 9 h 30 à 1
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